Moulins à huile
style Lombard

Datés de 1777 et en activité jusqu’en 1956, deux moulins accolés, séparés par des voûtes en pierre de tuf, étaient autrefois actionnés par la force de la cascade attenante. Sa roue d’origine, longtemps laissée en vestige, vient tout juste d’être restaurée, c’est parce que des mains passionnées ont choisi de lui rendre sa noblesse : désormais, cette roue verticale — dite “roue en dessus” — trône fièrement dans sa cage, comme un cœur remis en mouvement.

Implanté au bord de la montée Lucien Fabre, le Moulin Lombard, construit en 1777, était autrefois consacré à la trituration des olives afin d’en extraire l’huile. Puis vint le terrible hiver de 1956 : les oliveraies furent anéanties, et l’activité du moulin s’éteignit peu après.

Dans un article paru dans Nice-Matin le 11 décembre 1975, Monsieur Marcel Lombard se souvenait : « La campagne oléicole commençait aux alentours de la Toussaint. Elle se prolongeait au-delà de la Saint-Sébastien (20 janvier). »
Travail du moulinier sur la barre de pression
Abandonné, le moulin tomba lentement en ruine… avant d’être racheté, puis transformé en maison d’habitation. En 2023, il renaît une nouvelle fois : la bâtisse devient une chambre et table d’hôtes, sous un nom choisi avec respect
— Moulin Lombard B&B — en hommage au dernier moulinier.

L’idée de redonner vie à la roue du Moulin Lombard germa lors d’une réunion de l’Association du Canal des Moulins, présidée par Monsieur Roland MIREUR.

Le 9 janvier 2026, une équipe de 17 passionnés du patrimoine entreprit un travail rare : démonter, pièce par pièce, les éléments de bois encore présents depuis près de 250 ans, pour les transporter dans les ateliers des Charpentiers du Haut Var, au Muy.

À partir de ces vestiges, des gabarits furent tracés, de magnifiques pièces de chêne et de red cedar débitées, et quelques fragments d’origine réintégrés : une roue neuve prit forme, fidèle à l’esprit du lieu. Le lendemain, après 27 heures d’un travail acharné, elle fut remise en place.

Avec ses huit rayons, son diamètre de 3,66 m, ses 40 augets et ses 500 kg, cette roue n’est pas seulement une réalisation technique : c’est un signe. Un retour. Un morceau d’histoire remis debout. Et pour les passants, l’œil sera forcément attiré par ce chef-d’œuvre qui rappelle l’âme du bâtiment — indissociable de l’eau, de son canal, et de cette mémoire ancienne dont l’existence est attestée dès 1366, dans un procès opposant le seigneur et la communauté des Arcs.

Franck Dugas, Ancien membre du centre archéologique du Var.

Gramaci Prouvènço!
Merci !

Dans l’arrière-pays provençal, situé aux Arcs-sur-Argens (Var 83) profitez d'un séjour cosy et élégant dans un ancien moulin à huile datant de 1777.
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